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Education

Être Ministre de l’Education ou Philosopher sur l’Education : Vincent Peillon doit choisir !

Sur le terrain encombré des idées socialistes fumeuses, Vincent Peillon occupe une des toutes premières places.

Sa politique, en matière d’éducation, est une politique du verbe et de l’incantation, conformément au programme socialiste dans de nombreux domaines.

Pas de réforme, mais une refondation de l’école avec, chez Vincent Peillon, toujours la même précipitation pour parler trop et trop vite, comme sa sortie sur la légalisation du cannabis.

Obligé de gérer l’impossible valorisation salariale des enseignants, Vincent Peillon se lance dans une dangereuse fuite en avant qui est celle de l’augmentation des moyens, notamment en matière de recrutement, puisque, aux 60 000 postes créés en 5 ans, s’ajoute le recrutement, en 2013, de 40 000 professeurs supplémentaires.

Réduire la crise de l’école à une crise des moyens s’inscrit dans la logique socialiste.  Après Jack Lang, Vincent Peillon…

Notre école pourra-t-elle survivre aux décisions que prennent ceux qui se proclament les héritiers de Jules Ferry ?

L’école de Jules Ferry était celle de l’effort, l’école de Vincent Peillon est celle d’un abaissement généralisé des niveaux.

Aujourd’hui, Vincent Peillon se contente de repeindre la façade de l’école de la République aux couleurs d’un changement qui, en réalité, n’existe pas. Rien de nouveau dans les propositions de Vincent Peillon, si ce n’est la semaine de 9 demi-journées. Rien sur l’essentiel, mais une idéologie du « progressisme sociétal » qui transforme l’école en une vaste garderie.

 L’école a besoin d’être évaluée.

 Comment écrivent nos collégiens ? Le constat est alarmant.

Or, François Hollande a annoncé « le travailler moins » à l’école,  la disparition des notes et des redoublements.

L’idéologie pernicieuse des socialistes, comme dans l’entreprise, est bien celle du «  travailler moins ».

 Tout aussi grave, Vincent Peillon se propose de redonner vie aux anciens IUFM pour assurer la formation des enseignants.

Il renoue ainsi avec cette tentation postmoderne qui, depuis les années 1970, a engendré cette dérive « pédagogistique » mortifère pour l’école de la République.

Monsieur le ministre, encore un effort si vous voulez refonder l’école de la République. Aujourd’hui le compte n’y est pas. Les enseignants, qui ont voté à 80% pour le candidat socialiste à la Présidence de la République, se rendent compte que vous leur avez vendu du vent.

Monsieur Peillon n’est pas Ministre de l’Education, il philosophe sur l’Education.

L Union Europeenne Laureate Du Prix Nobel

L’Union européenne, Prix Nobel de la Paix

Les « Gaullistes en Mouvement » se réjouissent de l’attribution du Prix Nobel de la Paix à l’Union Européenne.

A nos yeux, cette récompense salue les efforts de nos responsables politiques depuis l’après-Guerre.

A travers ce Prix Nobel, les « Gaullistes en Mouvement » souhaitent aussi que chacun se souvienne des soldats morts pour défendre notre idéal de Liberté, et adressent avec force leur soutien à ceux encore au combat sur les terrains d’opérations extérieurs, et qui œuvrent pour la Paix dans le Monde.

Cette récompense nous engage aussi à poursuivre sans relâche notre engagement pour une Europe centrée sur l’essentiel : l’avenir et la place des femmes et des hommes qui la composent.

Michaël BULLARA
Secrétaire Général du Chêne
Signataire de la motion Gaulliste

Emplois Et Jeunesse

Emplois d’avenir ou chômeurs en devenir ? La génération « emplois jeunes », nouvelle victime de la politique d’affichage de François Hollande

Arnaud MURGIA, Secrétaire général des Jeunes Actifs, les trentenaires de l’UMP, et signataire de la motion des « Gaullistes » de l’UMP, dénonce la fausse bonne idée que constituent les « emplois d’avenir », adoptés ce mercredi par le Parlement.

Faire croire que 100 000 emplois aidés résoudront le problème du chômage des jeunes, c’est tout simplement mentir à la nouvelle génération de jeunes français, pourtant déjà « enfumés » par Martine Aubry et ses emplois jeunes.

Pour résoudre le problème du chômage des jeunes, qui ne concerne pas 100 000 personnes mais plus de 600 000, il nous faut parier au plus vite sur le retour d’un Etat stratège plaçant la productivité et l’innovation au cœur de sa politique.

A nouveau, le Gouvernement ne veut pas voir la réalité en face : sans résoudre le problème de la formation professionnelle, de l’orientation et de ces milliers de jeunes arrivant à l’université sans débouché, sans s’interroger sur la valeur réelle de notre baccalauréat, sans se poser réellement la question du contrat de travail et de la participation dans l’entreprise, notre économie ne redeviendra pas créatrice d’emplois.

Ces emplois d’avenir, qui ne déboucheront malheureusement que sur des chômeurs en devenir, sont surtout le symbole même de la double peine infligée par le Gouvernement : avec un coût de plus d’1,5 milliards d’euros par an, ils seront demain une part non négligeable de l’addition – salée – laissée aux jeunes de ce pays, sous couvert d’une coupable bonne conscience.

Atlantico – 28/09 – Henri GUAINO : « Avec la crise, le gaullisme est plus que jamais d’actualité »

Henri Guaino, Michèle Alliot-Marie, Bernard Accoyer et d’autres élus UMP défendent leur motion « gaulliste » en vue du congrès de l’UMP. La question de la place de la France au sein de l’Europe est un point central de leur philosophie.

Atlantico : Avec Michèle Alliot-Marie, Bernard Accoyer et d’autres parlementaires, vous défendez une motion gaulliste, en vue du congrès de l’UMP en novembre. Quelles sont vos valeurs et vos propositions ?

Henri Guaino : C’est très simple : notre motion fait explicitement référence au gaullisme. C’est une prise de position pour l’avenir : nous aurons des débats sur le rôle de l’État, sur la place de la nation, sur la souveraineté du peuple par rapport aux corps intermédiaires, sur l’Europe. Il y a la des lignes de partage qu’il faudra surmonter.

Se référer au gaullisme a-t-il toujours un sens aujourd’hui, dans une économie ouverte et mondialisée ?

Cette question est assez amusante : on ne la pose jamais à des libéraux, dont l’idéologie date de la fin du XVIIIe siècle. Il en va de même pour le socialisme. On fait toujours un procès en « ringardisme » ou en  « passéisme » au gaullisme, alors que dans les grandes idéologies politiques, elle est la plus récente, puisqu’elle date seulement du XXe siècle. Le gaullisme est plus compliqué à cerner car ce n’est pas une doctrine ou une religion. Il n’ y a pas de « catéchisme » du gaullisme.

Le gaullisme est une histoire, celle du général de Gaulle, de 1940 à son départ du pouvoir en 1969. On est gaulliste lorsqu’on pense que cette histoire à encore une signification morale et politique aujourd’hui. Pour ma part, je pense que c’est le cas, et encore plus depuis la crise. Vous croyez vraiment que dans le monde d’aujourd’hui, l’État n’a plus sa place ? Vous croyez vraiment que l’idée qu’il n’a plus aucun moyen d’action, qu’il ne peut plus rien, qu’il ne fait plus rien, est une idée raisonnable ? Quel sera l’instrument de la volonté collective s’il n’ y a plus d’État ? A part l’Europe, y a-t-il une seule région du monde où on s’acharne à détruire l’État ?

On sort de trente ans durant lesquels on nous a expliqué qu’il fallait un État minimum recentré sur ses fonctions régaliennes. Mais lorsque Nicolas Sarkozy sauve Alstom, ce n’est pas une fonction régalienne… Je crois que la crise a fait renaître l’idée d’État. On peut avoir différentes conceptions de l’État : une conception bureaucratique et envahissante, omnipotente, mais également une conception républicaine d’un État ayant une autorité, étant capable d’intervenir lorsqu’il le juge nécessaire. L’État gaulliste, l’État des « Lumières » peut être entrepreneur et porteur d’espoir ! L’État doit être capable d’intervenir lorsque l’intérêt du pays est en cause. Le gaullisme, c’est le refus du laisser-faire. L’affirmation de la volonté politique, de sa primauté sur tout le reste. La politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille comme disait le général de Gaulle. Les marchés ne doivent pas décider à la place des peuples. Cela n’a jamais été autant d’actualité depuis que la crise a démontré la catastrophe où nous menait l’abdication des politiques devant la toute puissance des marchés.

De même, l’idée de nation, défendue par la général de Gaulle, n’a jamais été autant d’actualité. A part en Europe, connaissez-vous un endroit où on essaie d’effacer la nation ? Dans le monde entier, les nations s’affirment ou se ré-affirment. Elles protègent leurs frontières, leurs emplois. Certes, il y a plusieurs conception de la nation : la conception fermée, étriquée, nationaliste, mais aussi une conception généreuse, avec la nation comme destinée généreuse, collective. On va aussi avoir des débats sur l’unité et l’indivisibilité de la République. Nous sommes contre le communautarisme, les féodalités. Je suis contre une décentralisation qui veut faire émerger des principautés.

Le général de Gaulle, adepte d’une politique keynésienne et soucieux de l’indépendance de la France, aurait-il accepté le carcan budgétaire et la perte de souveraineté que le traité budgétaire européen impose à la France ? 

Je me refuse à imaginer ce que le général de Gaulle aurait fait s’il était encore vivant. Ne faisons pas parler les morts. Maintenant, si vous me demandez, à moi, si je trouve raisonnable de faire des politiques d’austérité à tout va en pleine récession,  je vous répondrais non. Pour autant, le traité budgétaire n’est pas un carcan, pas plus que ne l’était le traité de Maastricht, auquel j’ai pourtant voté « non ». Le nouveau traité n’implique aucun abandon, aucun transfert  de souveraineté. C’est ce que Nicolas Sarkozy s’était acharné à préserver lorsqu’il l’a négocié avec Angela Merkel. Le Conseil constitutionnel l’a confirmé, la Cour de Karlsruhe aussi. Il n’ y a pas d’abandon de souveraineté. François Hollande, qui nous expliquait que c’était un abandon de souveraineté et qu’il ne le ratifierai pas, nous explique aujourd’hui que ce n’est pas un abandon de souveraineté et qu’il faut le ratifier tel quel.

« L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances. » (Charles de Gaulle)