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Emplois Et Jeunesse

Emplois d’avenir ou chômeurs en devenir ? La génération « emplois jeunes », nouvelle victime de la politique d’affichage de François Hollande

Arnaud MURGIA, Secrétaire général des Jeunes Actifs, les trentenaires de l’UMP, et signataire de la motion des « Gaullistes » de l’UMP, dénonce la fausse bonne idée que constituent les « emplois d’avenir », adoptés ce mercredi par le Parlement.

Faire croire que 100 000 emplois aidés résoudront le problème du chômage des jeunes, c’est tout simplement mentir à la nouvelle génération de jeunes français, pourtant déjà « enfumés » par Martine Aubry et ses emplois jeunes.

Pour résoudre le problème du chômage des jeunes, qui ne concerne pas 100 000 personnes mais plus de 600 000, il nous faut parier au plus vite sur le retour d’un Etat stratège plaçant la productivité et l’innovation au cœur de sa politique.

A nouveau, le Gouvernement ne veut pas voir la réalité en face : sans résoudre le problème de la formation professionnelle, de l’orientation et de ces milliers de jeunes arrivant à l’université sans débouché, sans s’interroger sur la valeur réelle de notre baccalauréat, sans se poser réellement la question du contrat de travail et de la participation dans l’entreprise, notre économie ne redeviendra pas créatrice d’emplois.

Ces emplois d’avenir, qui ne déboucheront malheureusement que sur des chômeurs en devenir, sont surtout le symbole même de la double peine infligée par le Gouvernement : avec un coût de plus d’1,5 milliards d’euros par an, ils seront demain une part non négligeable de l’addition – salée – laissée aux jeunes de ce pays, sous couvert d’une coupable bonne conscience.

Atlantico – 28/09 – Henri GUAINO : « Avec la crise, le gaullisme est plus que jamais d’actualité »

Henri Guaino, Michèle Alliot-Marie, Bernard Accoyer et d’autres élus UMP défendent leur motion « gaulliste » en vue du congrès de l’UMP. La question de la place de la France au sein de l’Europe est un point central de leur philosophie.

Atlantico : Avec Michèle Alliot-Marie, Bernard Accoyer et d’autres parlementaires, vous défendez une motion gaulliste, en vue du congrès de l’UMP en novembre. Quelles sont vos valeurs et vos propositions ?

Henri Guaino : C’est très simple : notre motion fait explicitement référence au gaullisme. C’est une prise de position pour l’avenir : nous aurons des débats sur le rôle de l’État, sur la place de la nation, sur la souveraineté du peuple par rapport aux corps intermédiaires, sur l’Europe. Il y a la des lignes de partage qu’il faudra surmonter.

Se référer au gaullisme a-t-il toujours un sens aujourd’hui, dans une économie ouverte et mondialisée ?

Cette question est assez amusante : on ne la pose jamais à des libéraux, dont l’idéologie date de la fin du XVIIIe siècle. Il en va de même pour le socialisme. On fait toujours un procès en « ringardisme » ou en  « passéisme » au gaullisme, alors que dans les grandes idéologies politiques, elle est la plus récente, puisqu’elle date seulement du XXe siècle. Le gaullisme est plus compliqué à cerner car ce n’est pas une doctrine ou une religion. Il n’ y a pas de « catéchisme » du gaullisme.

Le gaullisme est une histoire, celle du général de Gaulle, de 1940 à son départ du pouvoir en 1969. On est gaulliste lorsqu’on pense que cette histoire à encore une signification morale et politique aujourd’hui. Pour ma part, je pense que c’est le cas, et encore plus depuis la crise. Vous croyez vraiment que dans le monde d’aujourd’hui, l’État n’a plus sa place ? Vous croyez vraiment que l’idée qu’il n’a plus aucun moyen d’action, qu’il ne peut plus rien, qu’il ne fait plus rien, est une idée raisonnable ? Quel sera l’instrument de la volonté collective s’il n’ y a plus d’État ? A part l’Europe, y a-t-il une seule région du monde où on s’acharne à détruire l’État ?

On sort de trente ans durant lesquels on nous a expliqué qu’il fallait un État minimum recentré sur ses fonctions régaliennes. Mais lorsque Nicolas Sarkozy sauve Alstom, ce n’est pas une fonction régalienne… Je crois que la crise a fait renaître l’idée d’État. On peut avoir différentes conceptions de l’État : une conception bureaucratique et envahissante, omnipotente, mais également une conception républicaine d’un État ayant une autorité, étant capable d’intervenir lorsqu’il le juge nécessaire. L’État gaulliste, l’État des « Lumières » peut être entrepreneur et porteur d’espoir ! L’État doit être capable d’intervenir lorsque l’intérêt du pays est en cause. Le gaullisme, c’est le refus du laisser-faire. L’affirmation de la volonté politique, de sa primauté sur tout le reste. La politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille comme disait le général de Gaulle. Les marchés ne doivent pas décider à la place des peuples. Cela n’a jamais été autant d’actualité depuis que la crise a démontré la catastrophe où nous menait l’abdication des politiques devant la toute puissance des marchés.

De même, l’idée de nation, défendue par la général de Gaulle, n’a jamais été autant d’actualité. A part en Europe, connaissez-vous un endroit où on essaie d’effacer la nation ? Dans le monde entier, les nations s’affirment ou se ré-affirment. Elles protègent leurs frontières, leurs emplois. Certes, il y a plusieurs conception de la nation : la conception fermée, étriquée, nationaliste, mais aussi une conception généreuse, avec la nation comme destinée généreuse, collective. On va aussi avoir des débats sur l’unité et l’indivisibilité de la République. Nous sommes contre le communautarisme, les féodalités. Je suis contre une décentralisation qui veut faire émerger des principautés.

Le général de Gaulle, adepte d’une politique keynésienne et soucieux de l’indépendance de la France, aurait-il accepté le carcan budgétaire et la perte de souveraineté que le traité budgétaire européen impose à la France ? 

Je me refuse à imaginer ce que le général de Gaulle aurait fait s’il était encore vivant. Ne faisons pas parler les morts. Maintenant, si vous me demandez, à moi, si je trouve raisonnable de faire des politiques d’austérité à tout va en pleine récession,  je vous répondrais non. Pour autant, le traité budgétaire n’est pas un carcan, pas plus que ne l’était le traité de Maastricht, auquel j’ai pourtant voté « non ». Le nouveau traité n’implique aucun abandon, aucun transfert  de souveraineté. C’est ce que Nicolas Sarkozy s’était acharné à préserver lorsqu’il l’a négocié avec Angela Merkel. Le Conseil constitutionnel l’a confirmé, la Cour de Karlsruhe aussi. Il n’ y a pas d’abandon de souveraineté. François Hollande, qui nous expliquait que c’était un abandon de souveraineté et qu’il ne le ratifierai pas, nous explique aujourd’hui que ce n’est pas un abandon de souveraineté et qu’il faut le ratifier tel quel.

AFP Publié le 20/09/2012 – « Les Gaullistes inquiets du duel Fillon/Copé »

Michèle Alliot-Marie, Bernard Accoyer, Henri Guaino et d’autres élus UMP ont défendu aujourd’hui, en vue du congrès de l’UMP en novembre, leur « motion gaulliste » qui récuse l’Europe fédérale, sur fond de premières inquiétudes face au duel Fillon/Copé pour la présidence du parti. « Les signataires peuvent être pour Copé ou Fillon », a déclaré le sénateur Roger Karoutchi, directeur de la campagne Copé, également présent à la conférence de presse organisée au siège de l’UMP.

« On a beaucoup dit que l’UMP devenait libérale, centriste, européenne. Les familles politiques non gaullistes se sont mieux exprimées », a-t-il ajouté, voulant prouver que « les gaullistes sont encore nombreux et influents au sein de l’UMP ». « Le gaullisme n’est pas une nostalgie mais un projet de société qui n’a jamais abouti », a commenté Patrick Ollier, soutien de Francois Fillon et qui a défendu avec Mme Alliot-Marie « l’association capital-travail ».

« Nous allons avoir des débats sur l’Europe. Nous ne sommes pas pour la fuite en avant dans le fédéralisme », a proclamé Henri Guaino, qui a tenté d’être candidat à l’élection du président de l’UMP, le 18 novembre. Pour l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, « il a manqué des voix gaullistes dans les débats ces dernières années ». « Notre motion est la plus complète », a estimé pour sa part Michèle Alliot-Marie, ancienne présidente du RPR. « Nous voulons un Etat avec moins de lourdeur, de guichet, de bureau, mais récusons l’idée d’un Etat minimum. Nous sommes favorables à la décentralisation mais récusons les principautés ».

Le débat sur les motions soumises au vote des militants -une première dans l’histoire du parti fondé en 2002- est l’autre enjeu du congrès de novembre, à côté du duel entre François Fillon et Jean-François Copé.

Le Point.fr, le 13 septembre 2012 – Congrès UMP: motion commune des différentes chapelles gaullistes

 

Les différentes chapelles gaullistes de l’UMP vont présenter au congrès UMP de novembre une motion commune sous la houlette de l’ancienne ministre et présidente du RPR, Michèle Alliot-Marie, et du sénateur Roger Karoutchi, a annoncé jeudi ce dernier.

Le document est le fruit du regroupement du « Gaullisme du Renouveau » de Mme Alliot-Marie et du « Rassemblement gaulliste » de M. Karoutchi, proche de Jean-François Copé. Ses deux autres premiers signataires sont fillonistes: l’ancien président du Sénat Gérard Larcher et l’ex-ministre Patrick Ollier, président de l’Amicale gaulliste de l’Assemblée nationale.

« Nous qui nous réclamons du gaullisme voulons faire vivre ses valeurs afin qu’elles orientent le projet de l’UMP. Nous souhaitons que, tous ensemble, nous nous battions pour une société plus juste et plus solidaire dont l’Homme doit être le souci premier, dont l’Etat soit un élément d’équité, de justice, d’équilibre des territoires, dont l’autorité soit garante de sécurité. Nous entendons que la France compte et pèse dans une Europe des Etats-Nations qui, par sa force et sa détermination deviendra essentielle pour l’équilibre du monde multipolaire », peut-on y lire.

Le congrès de l’UMP va entériner la création des courants, ce qui est prévu dans les statuts fondateurs de l’UMP en 2002 mais jamais appliqué.

Comme pour les candidatures à la présidence de l’UMP, les promoteurs d’un « mouvement » ont jusqu’au 18 septembre pour déposer leur motion en vue de la soumettre au vote des militants le 18 novembre. La motion doit être parrainée par 10 parlementaires issus d’au moins 10 fédérations.

« L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances. » (Charles de Gaulle)